AfricaLight: « La clandestinité sportive un fléau qu’il faut à tout prix stopper »

AfricaLight: « La clandestinité sportive un fléau qu’il faut à tout prix stopper »

Nous sommes au quartier El Oulfa de Casablanca des jeunes subsahariens  de tous âges jouent au football, sur un terrain de fortune. Leur point commun, ils ont tous à un moment donné ou un autre de leur vie eut envie de faire carrière dans le football. Un rêve qui s’est arrêté au Maroc où ils vivotent désormais essayant chaque jours de remplir leur journée. Nous sommes allés à la rencontre de ces jeunes et d’une association, la seule qui milite contre « les arnaques sportives » de ce genre, « Africa Light ».

Qui est Africa Light ?

Née il y a tout juste un an, cette jeune association milite contre l’immigration sportive clandestine. Avec de petits moyens, Africa Light essaye d’améliorer le quotidien de ces jeunes qui bien souvent sont contraint d’arrêter leurs études afin de subvenir à leurs besoins. Son combat quotidien consiste à stopper cette clandestinité sportive subie et non voulue  qui ne cesse de faire des victimes. En effet  ces jeunes subissent des arnaques de la part de faux agents et managers. Ces derniers sillonnent les différents pays en Afrique et leur promettent  monts et merveilles.

Une fois arrivés au Maroc leur rêve de gloire et de carrière s’envoile. Les jeunes sont abandonnés, livrés à eux même et  sont souvent  obligés de rester au Maroc, faute de moyens et de peur de rentrer chez eux car leur famille ce sont endettées. Pour envoyer leurs enfants « les parents sont souvent obligés de débourser jusqu'à 4000 euros »nous dit Thèrèse la présidente de l’association Africa Light.

Un des rôles de cette association consiste à accompagner ces jeunes et à continuer de leur offrir des entrainements quotidiens. Malheureusement les infrastructures manquent et les aides aussi, «  ils sont des centaines de jeunes à errer dans les rues et que nous recevons dans nos locaux » nous confit leur entraineur  qui essaye tant bien que mal de leur offrir un soutient psychologique et un coaching.

« C’est un appel pour mes frères qui sont en Afrique subsaharienne ne tombez pas dans le même piège »

C’est un des messages forts que nous retiendrons de cette rencontre avec ces jeunes venus de loin. Ils ont entre 14 et 26 ans et ont des préoccupations autres que les jeunes de leur âge. Une fois l’entrainement de foot terminé ils doivent se débrouiller pour avoir de quoi manger et comment se loger une fois la nuit tombée. «  J’ai 14 ans et je suis gardien de nuit pour les motos, je fais ça parce que je n’ai pas les moyens de me loger », nous confit l’un d’eux, c’est un exemple parmi tant d’autres, certains sont même contraints de dormir sur les toits des immeubles. Et même si l’association milite sur Casablanca, les cas d’immigration clandestine se multiplient à travers tout le Maroc. Il est temps de réagir.