Nom : Mohamed SAIDI Alaoui

Nationalité : Marocaine

Genre : 

BIOGRAPHIE : 

Plein d’enthousiasme, Mohamed SAIDI Alaoui se lance à la conquête de la scène musicale marocaine avec un cover extraordinaire de RMED, le tube de l’algérien Nadir Leghrib.

Aussi vibrant que l’est sa voix, Il nous livre timidement et en toute sincérité sa toute 1ère INTERVIEW .

Simo SAIDI, le chanteur

Mis à part une voix qui nous donne envie de fredonner avec lui, ce jeune homme de 23 ans a tout pour devenir le prochain chouchou du public: Une crinière au volume XXL à la Snoop Dog, un air un peu mystérieux et un charisme à faire trembler les murs, le tout enrobé dans une dégaine des années 90.

Quand il parle de lui, c’est à la troisième personne que SAIDI le fait.

Venu tout droit des dunes d’or d’Errachidia, le jeune chanteur entame des études en littérature anglaise.

Quelques semaines avant la sortie de ses deux premiers opus, ‘ Troubles’ et ‘Birds philosophy’, SAIDI hisse la voile et nous emmène dans un voyage au coeur de son enfance.

Un passé, deux vies …

En passant au crible ses souvenirs d’enfance, le jeune homme nous plonge dans un passé douloureux : Il a eu affaire, tout petit, à un trouble de la parole, une maladie appellée ‘stuttering’ et qu’on connaît tous sous le nom du ‘ bégaiement ‘.

Sa force, SAIDI la doit à cette étape noire de sa vie.

‘ Ces gens là sont négligés et la plupart d’entre eux finissent par se suicider. Ils veulent parler mais n’y arrivent pas. Ils ne savent même pas si un jour ils y arriveront.  Ils vivent en quelque sorte un double malheur : Ils ne sont pas nés muets et pourtant ils ne peuvent pas parler.’

Petite amie, amis et cercle social, SAIDI n’a pas pu goûter, dans son plus jeune âge, à ce plaisir. Son carnet de poche ainsi que ses amis virtuels qu’il rencontrait online sur le jeu vidéo counter-strike 1.6, étaient ses seuls compagnons.

Petit je bégayais, aujourd’hui je chante !

Son bégaiement l’empêchait pratiquement de toute forme de communication, même les plus communes.

‘ Je redoutais d’aller faire les courses chez l’épicier du coin. Si c’était pour chercher du lait et 3 pains, il me fallait dix minutes pour répéter ‘, raconte-t-il.

‘ Je priais dieu pour ne pas trouver du monde dans le magasin, sinon je rebroussais chemin. Ca m’est arrivé à maintes reprises de prendre une feuille, d’y inscrire mes achats et de la donner à l’épicier ‘.

Cette pression, ce regard perturbant de l’autre, SAIDI l’a aussi connu pendant son parcours scolaire.

‘ J’étais certes un très bon élève, mais je détestais répondre aux questions en cours. C’était mon pire cauchemar. 

Pour mes professeurs, m’obliger à parler et à lire était une sorte de motivation, pour mes camarades c’était plutôt une animation. J’étais la risée de la classe ‘, confie-t-il.

‘ Mon seul soutien était ma mère. Mais ça me brisait le coeur de ne pas pouvoir lui dire, comme le ferait n’importe quel enfant  » je t’aime maman  », normalement. C’était là ma plus grande déception ‘.

Pourtant le rejet de la société n’a pas empêché le jeune homme d’embrasser son rêve.

Ma musique, ma voix, ma thérapie.

Prendre son avenir en main, SAIDI a décidé de le faire.

J’étais avec des amis dont l’un d’entre eux jouait de la guitare. On avait l’habitude d’écouter une amie chanter ses propres créations. Ce jour là, j’ai pris une de ses compositions, et en parrallèle avec le son de la guitare, j’en ai produit une chanson que j’ai moi-même rythmé‘,  nous raconte-t-il.

C’est à ce moment-là que le déclic s’est produit,’ ma voix a plu aux autres’.

Apprendre à jouer un instrument de musique était la prochaine étape. C’est en un temps éclair que SAIDI est parvenu à saisir les règles de la guitare, surtout qu’être un joueur gaucher s’avère être très difficile.

‘Les plus grands guitaristes de l’histoire, Jimmy Hendrix et Kurt Cobain entre autre, sont des gauchers’ , réplique-t-il fièrement.

S’ensuivent alors les cours de chant qui permettent au jeune homme de commencer à se creuser une carrière au côté d’un groupe de chorale.

‘ Le bégaiement’ plus qu’une maladie, une cause ‘

Quand on lui demande de nous parler de son rêve, SAIDI répond sans hésitation qu’il souhaite se lancer dans une carrière musicale qui lui permettra de hisser le drapeau marocain à l’étranger.

Il désire aussi créer une association pour les gens atteints du ‘ stuttering ‘.

‘ Il y a des gens qui souffrent en silence, des gens talentueux qui n’arrivent pas à exploiter leurs capacités. Je voudrais les aider, leur montrer qu’hier, j’étais comme eux et qu’aujourd’hui je suis différent. J’ai trouvé ma voie ‘, dit-il.

DISCOGRAPHIE : 

2014 : Rmed

2015 : Bird's Philosophy