Nom : James Morrison

Date de naissance : 13 Août 1984

Nationalité : Angleterre

Genre : Pop/Pop Rock

BIOGRAPHIE : 

La Soul est installée depuis longtemps en Grande-Bretagne, et l’on ne devrait jamais oublier que ce sont des fans de Ray Charles et Sam Cooke qui, depuis les années 60, ont fait l’histoire du rock anglais. Eric Burdon des Animals, Gary Brooker de Procol Harum, Joe Cocker ou Van Morrison se sont tous, à un moment ou à un autre, confronté à leurs modèles de la musique noire américaine pour trouver leur lyrisme personnel. James Morrison est donc l’héritier d’une tradition doublement longue.

C’est à Rugby, loin de Versailles, que naît le jeune homme. Il pleut. Papa est un Rolling Stone… pas un membre du groupe, mais plutôt le même genre de type que dans la chanson des Temptations. Quant à son boulot, laveur de fourgonnettes, il n’est pas ce qu’on appelle généralement « passionnant ». Donc James a le blues. Mais heureusement, depuis l’âge de treize ans, il a une guitare, que son oncle lui a offerte. Alors il joue : chez lui, dans la rue, dans les bars…

Et, peu à peu, il se détache des chanteurs qu’il a toujours écoutés : Otis Redding, Marvin Gaye, Stevie Wonder… Il finit par enregistrer une maquette qui arrive entre les mains de Spencer Wells, ancien directeur artistique qui, conquis par sa voix, parvient à le faire signer chez Polydor. Et, sous la houlette de Martin Terefe (ancien collaborateur de Ron Sexmith, KT Tunstall et Ed Harcourt) il parvient à enregistrer un premier album, Undiscovered, paru en 2006. En écoutant ses différentes plages, on comprend tout de suite la réaction d’un Spencer Wells : James Morrison a une façon de chanter qui tranche avec la plupart de ses contemporains : quelque chose de Ron Sexmith, justement, un zeste de Jude, et surtout un grain de voix tout droit sorti des années 60 et 70.

La production, quant à elle, évite les pièges du passéisme, et s’inscrit dans le son contemporain : ce qui, reconnaissons-le, ne veut pas dire grand chose. On y trouve donc de la brit-pop, du RNB (sur le très actuel « One Last Chance ») et une dose inhabituelle de blues. On n’échappe pas toujours au cours d’histoire, comme en témoigne « How Come », dont le refrain est à peu près identique à « (You Make Feel Like) A Natural Woman » de Goffin et King. Mais dans l’ensemble, on constate une maturité d’écriture, et un talent d’interprète plus que prometteurs. Les sceptiques s’en convaincront aisément en écoutant « You Give Me Something », l’excellent single. James Morrison est un nom trop commun pour qu’on s’en souvienne facilement. Juste après lui, Paolo Nutini est apparu, puis James Blunt dans la même lignée et on croyait déjà l'avoir oublié.

Mais on réentend sa voix sur "You make it real", le premier extrait de son nouvel album, sorti en septembre 2008... et c'est comme une vieille chanson que l'on avait oubliée. On reconnait le timbre de voix et l'univers musical qui nous avait marqué sans que l'on s'en rende compte... James Morrison est bel et bien entré dans le cercle fermé des artistes à l'univers inoubliable.

Source : Musique.ados.fr

DISCOGRAPHIE : 

Albums:

  • 2006 : Undiscovered
  • 2008 : Songs for You, Truths for Me
  • The Awakening (2011)

Singles:

  • You Give Me Something
  • Wonderful World
  • The Pieces don't Fit Anymore
  • Undiscovered
  • One Last Chance
  • You Make It Real
  • Broken Strings (feat. Nelly Furtado)
  • Please don't Stop the Rain
  • Nothing Ever Hurt Like You
  • Get to You
  • I Won't Let You Go
  • Slave to the Music
  • Up (feat. Jessie J)
  • One Life