Nom : Cornelius Nyungura

Date de naissance : 24 mars 1977 

Nationalité : Allemagne

Genre : R'n'B, Variété

BIOGRAPHIE : 

En moins de dix ans, Corneille a su s’imposer comme un artiste essentiel, inclassable. Parce Qu’on Vient De Loin, splendide album dont le titre faisait directement référence à son enfance rwandaise, révélait une sensibilité hors du commun, mais aussi un don certain pour la mélodie.
Depuis cette fulgurante carte de visite, Corneille, accompagné de son gang de musiciens canadiens, a convaincu le grand public que sa présence scénique était à la hauteur de ses productions discographiques.
Mais le statu quo n’existe pas quand on est un artiste. La prise de risque fait partie de la vie des chanteurs. Corneille le sait mieux que quiconque. C’est pourquoi en 2007, il a proposé à ses fans The Birth Of Cornelius, un album en langue anglaise sorti aux Etats-Unis sur le prestigieux label Motown. En 2009, il sort Sans Titre, coécrit avec sa femme Sofia De Medeiros. « C’était un album fait dans un état d’esprit particulier, presque en isolement complet, sans me soucier de la réception qu’il pouvait avoir. Quand on a atteint une certaine notoriété, il y a des questions qu’on se pose, on se demande ce que le public attend et on essaie de s’en éloigner pour retrouver une pureté artistique. Sans Titre, c’était une façon de réagir contre quelque chose que j’avais mal vécu avec la notoriété ».
Peu de temps après, Corneille devient père. Un événement qui a son importance sur l’écriture de son nouvel album, qu’il commence à concevoir en 2010. « J’ai pris ma plume et mon calepin, j’ai écrit. C’était en été, et je ne savais pas trop dans quelle direction j’allais. Ça coïncidait avec la naissance de mon fils, et la paternité m’a amené beaucoup d’humilité. En plus, c’était la première fois que de mon vivant, le monde traversait une vraie crise économique. J’avais des amis qui avaient du mal financièrement, plein d’artistes confirmés ont connu le même problème que moi. Et j’ai relativisé en écrivant. Je fais de la musique pour que les autres l’entendent ».Le changement est fulgurant, la maturité évidente. Une nouvelle étape est franchie.
Quitte à évoluer, autant y aller franchement. Cette fois, Corneille ne conçoit pas son disque avec son équipe habituelle. Le destin lui fait un clin d’œil : il retrouve Marco Volcy, un musicien avec lequel il avait enregistré ses premières maquettes et qui, hasard, habite juste à côté de chez lui. « On ne s’était pas vus depuis dix ans ! » raconte Corneille. « On a fait une chanson pour une compilation, et ça a été tellement facile que je lui ai proposé de collaborer à deux ou trois morceaux sur mon nouvel album. Histoire de voir où ça nous menait. En une session de trois heures, on avait fini “Au Bout De Nos Peines“. Ça m’a tellement plu que j’ai eu envie d’enregistrer tout l’album avec lui ».
Corneille a trouvé son double. Marco façonne en sa compagnie les sons de ce projet ambitieux qu’est Les Inséparables. Cinq mois de travail, trois jours par semaine, et le disque est enregistré. On y entend les influences de ce R&B hip-hop américain qui passionne Corneille. On y entend aussi les guitares de Lokua Kanza sur « Au Bout De Nos Peines » et « Les Inséparables ». Un clin d’œil à l’Afrique et à cette musique congolaise que Corneille écoutait enfant, au Rwanda. L’album assure un équilibre subtil entre la soul, la chanson populaire et le R&B, avec cette touche rapologique qui est désormais le nouvel élément du nouveau son griffé Corneille. Un son ouvert, à l’écoute des bruits d’aujourd’hui, celui d’un artiste en prise direct avec le présent, sorti de sa bulle.
« Le Jour Après La Fin Du Monde » s’impose comme le premier single. Une chanson qui n’a rien d’apocalyptique à part son titre, mais témoignant des nouvelles préoccupations du chanteur qui se demande désormais comment son gamin va grandir dans ce monde matérialiste. « Que fera-t-on quand l’Aston n’impressionnera plus personne ? », s’interroge-t-il. Après quelques années d’observation, Corneille a plongé dans le bain du rap français avec « Le Meilleur Du Monde », sur lequel il tend le micro à TLF. Une réussite qui lui a donné envie de continuer sa collaboration avec les têtes du hip-hop. Quand il compose « Des Pères, Des Hommes Et Des Frères », il laisse seize mesures pour un rappeur. « Il me fallait quelqu’un avec un flow US. La Fouine, on sent qu’il est très influencé par les rappeurs américains, mais il le fait à sa sauce ». Et Laouni/La Fouine relève le défi, écrivant son texte d’une traite. Sur « Au Bout De Nos Peines », le Marseillais Soprano amène son accent, son énergie et son humanisme.
Le fil conducteur de l’album, c’est la paternité. « Je m’en suis rendu compte une fois l’album fini », explique Corneille. « “Tout Ce Que Tu Pourras“ est une chanson pour mon fils. “Les Inséparables“ m’a été inspiré par ce discours sur l’identité qu’on entend à tort et à travers. C’est un point très sensible chez moi. Je suis né en Allemagne, à six ans on m’a débarqué au Rwanda, à 17 ans il a fallu que je retourne en Allemagne, je suis au Canada aujourd’hui et ma carrière a commencé en France. À chaque fois qu’on me parle d’identité, ça vient me gratouiller un petit peu. Cette chanson, c’est pour dire quelque chose qu’on entend peut-être souvent mais qu’il est important de souligner, c’est qu’on fait partie d’une génération qui ne veut pas qu’on se sépare. Sur tout l’album, il est question d’unité ».
Les Inséparables, c’est le retour de Corneille dans la cour des grands. Un album ambitieux, émouvant, celui d’un artiste qu’on ne présente plus, mais qui n’a définitivement pas fini de nous étonner et de nous toucher.

En moins de dix ans, Corneille a su s’imposer comme un artiste essentiel, inclassable. Parce Qu’on Vient De Loin, splendide album dont le titre faisait directement référence à son enfance rwandaise, révélait une sensibilité hors du commun, mais aussi un don certain pour la mélodie.

Depuis cette fulgurante carte de visite, Corneille, accompagné de son gang de musiciens canadiens, a convaincu le grand public que sa présence scénique était à la hauteur de ses productions discographiques.

Mais le statu quo n’existe pas quand on est un artiste. La prise de risque fait partie de la vie des chanteurs. Corneille le sait mieux que quiconque. C’est pourquoi en 2007, il a proposé à ses fans The Birth Of Cornelius, un album en langue anglaise sorti aux Etats-Unis sur le prestigieux label Motown. En 2009, il sort Sans Titre, coécrit avec sa femme Sofia De Medeiros. « C’était un album fait dans un état d’esprit particulier, presque en isolement complet, sans me soucier de la réception qu’il pouvait avoir. Quand on a atteint une certaine notoriété, il y a des questions qu’on se pose, on se demande ce que le public attend et on essaie de s’en éloigner pour retrouver une pureté artistique. Sans Titre, c’était une façon de réagir contre quelque chose que j’avais mal vécu avec la notoriété ».

Peu de temps après, Corneille devient père. Un événement qui a son importance sur l’écriture de son nouvel album, qu’il commence à concevoir en 2010. « J’ai pris ma plume et mon calepin, j’ai écrit. C’était en été, et je ne savais pas trop dans quelle direction j’allais. Ça coïncidait avec la naissance de mon fils, et la paternité m’a amené beaucoup d’humilité. En plus, c’était la première fois que de mon vivant, le monde traversait une vraie crise économique. J’avais des amis qui avaient du mal financièrement, plein d’artistes confirmés ont connu le même problème que moi. Et j’ai relativisé en écrivant. Je fais de la musique pour que les autres l’entendent ».Le changement est fulgurant, la maturité évidente. Une nouvelle étape est franchie.

Quitte à évoluer, autant y aller franchement. Cette fois, Corneille ne conçoit pas son disque avec son équipe habituelle. Le destin lui fait un clin d’œil : il retrouve Marco Volcy, un musicien avec lequel il avait enregistré ses premières maquettes et qui, hasard, habite juste à côté de chez lui. « On ne s’était pas vus depuis dix ans ! » raconte Corneille. « On a fait une chanson pour une compilation, et ça a été tellement facile que je lui ai proposé de collaborer à deux ou trois morceaux sur mon nouvel album. Histoire de voir où ça nous menait. En une session de trois heures, on avait fini “Au Bout De Nos Peines“. Ça m’a tellement plu que j’ai eu envie d’enregistrer tout l’album avec lui ».

Corneille a trouvé son double. Marco façonne en sa compagnie les sons de ce projet ambitieux qu’est Les Inséparables. Cinq mois de travail, trois jours par semaine, et le disque est enregistré. On y entend les influences de ce R&B hip-hop américain qui passionne Corneille. On y entend aussi les guitares de Lokua Kanza sur « Au Bout De Nos Peines » et « Les Inséparables ». Un clin d’œil à l’Afrique et à cette musique congolaise que Corneille écoutait enfant, au Rwanda. L’album assure un équilibre subtil entre la soul, la chanson populaire et le R&B, avec cette touche rapologique qui est désormais le nouvel élément du nouveau son griffé Corneille. Un son ouvert, à l’écoute des bruits d’aujourd’hui, celui d’un artiste en prise direct avec le présent, sorti de sa bulle.

« Le Jour Après La Fin Du Monde » s’impose comme le premier single. Une chanson qui n’a rien d’apocalyptique à part son titre, mais témoignant des nouvelles préoccupations du chanteur qui se demande désormais comment son gamin va grandir dans ce monde matérialiste. « Que fera-t-on quand l’Aston n’impressionnera plus personne ? », s’interroge-t-il. Après quelques années d’observation, Corneille a plongé dans le bain du rap français avec « Le Meilleur Du Monde », sur lequel il tend le micro à TLF. Une réussite qui lui a donné envie de continuer sa collaboration avec les têtes du hip-hop. Quand il compose « Des Pères, Des Hommes Et Des Frères », il laisse seize mesures pour un rappeur. « Il me fallait quelqu’un avec un flow US. La Fouine, on sent qu’il est très influencé par les rappeurs américains, mais il le fait à sa sauce ». Et Laouni/La Fouine relève le défi, écrivant son texte d’une traite. Sur « Au Bout De Nos Peines », le Marseillais Soprano amène son accent, son énergie et son humanisme.

Le fil conducteur de l’album, c’est la paternité. « Je m’en suis rendu compte une fois l’album fini », explique Corneille. « “Tout Ce Que Tu Pourras“ est une chanson pour mon fils. “Les Inséparables“ m’a été inspiré par ce discours sur l’identité qu’on entend à tort et à travers. C’est un point très sensible chez moi. Je suis né en Allemagne, à six ans on m’a débarqué au Rwanda, à 17 ans il a fallu que je retourne en Allemagne, je suis au Canada aujourd’hui et ma carrière a commencé en France. À chaque fois qu’on me parle d’identité, ça vient me gratouiller un petit peu. Cette chanson, c’est pour dire quelque chose qu’on entend peut-être souvent mais qu’il est important de souligner, c’est qu’on fait partie d’une génération qui ne veut pas qu’on se sépare. Sur tout l’album, il est question d’unité ».
Les Inséparables, c’est le retour de Corneille dans la cour des grands. Un album ambitieux, émouvant, celui d’un artiste qu’on ne présente plus, mais qui n’a définitivement pas fini de nous étonner et de nous toucher.

Source : Bio officielle 

DISCOGRAPHIE : 

2002 Parce qu'on vient de loin

2005 Les marchands de rêves

2007 The Birth of Corneillius

2009 Sans titre

2011 Les inséparables